
- Varroa
Il s’agit d’une ectoparasitose grave vidant les abeilles de leur sang et détruisant les larves au berceau (vampirisme).

- Varroa sur larve
Les 6 principales caractéristiques liées au varroa sont :
- production de déchets dans les cellules du couvain,
- parasite et endommage gravement le processus nymphal,
- transmission des maladies virales,
- prélève l’hémolymphe entre les plaques chitineuses,
- appauvrit la plupart des fonctions organiques de l’abeille,
- développe des bactéries pathogènes comme la loque européenne.

- Varroa sur abeille adulte
Le varroa provoque :
- réduction de la durée de vie de l’abeille,
- réduction de la taille de l’abeille,
- réduction de la teneur en protéines de l’hémolymphe et de son volume,
- réduction du potentiel sexuel des mâles,
- réduction de la taille des glandes de l’abeille,
- réduction pondérale,
- réduction de la capacité de vol,
- modification éthologique (perte de sens et de direction).
Le varroa provoque encore :
- vectorisation d’agents infectieux,
- transmission virale : DWV, SBV, KBV,
- activation virale,
- problème de stockage de pollen,
- augmentation des supersédures,
- perte de population,
- sensibilité à la teigne.
Multiples symptômes dont les 2 principaux sont :

- Couvain mosaà¯que
- abeilles aux ailes atrophiées,
- couvain mosaà¯que.
D’autres caractéristiques sont :
- abeilles traà®nantes,
- couvain affaisé.
Traitement : Les produits officiels de traitement en France sont toujours les mêmes :
- l’Apivar,
- l’Apiguard.
Le thymol est encore très actif contre le varroa.
Les traitements alternatifs par poudrage de produits simples et peu coà »teux sont des dépistages ; l’idéal étant une action acaricide sur 5-6 jours répétée 1 fois à 1 jour d’intervalle, soit 13 jours d’efficacité.
Malgré un taux d’infestation permanent, celui-ci ne doit pas dépasser le seuil de pression toléré par l’abeille. Ce taux est très variable et doit être contrôlé avant et après chauqe hiver par un traitement ponctuel de dépistage en plus du traitement intermédiaire de fin de récolte ou du traitement de fond préconisé.
Le contrôle des chutes de varroas sur un lange est important et permet selon la période de déterminer l’objectif du traitement suivant, c’est-à-dire de choisir entre une forme ponctuelle , intermédiaire ou à long terme.
Pour chacun de ces 3 types de traitement, les effets obtenus s’inscrivent dans une logique prophylactique annuelle.
L’aide alicamentaire devient de plus en plus nécessaire car elle permet, dans certains cas, de garder juste les traitements ponctuels de contrôle.
L’emploi des huiles essentielles et tisanes de plantes dans le sirop est bien toléré par l’abeille, mais tout emploi massif de sucre complexe affaiblit les abeilles en réduisant la production du système endocrinien. Les effets par abus de nourrissement sont donc très pervers.
Il est préférable d’utiliser un traitement officiel et conventionnel à toute autre forme mal utilisée et sans contrôle.
Apivar marche bien sur les colonies fortes en 10 semaines. On enregistre une perte d’efficacité de 20 à 50% sur les petites colonies en novembre quand la grappe s’excentre vers une rive ou se rétrécit et ce pour un volume donné.
Apiguard est relativement efficace dans les conditions optimales d’emploi. Le thymol reste un puissant acaricide et désinfectant.
Les traitements ponctuels permettent une bonne surveillance parasitologique et réduisent l’hétérogénéité des traitements Apivar.

- Vue de la fumée émise par le Turbovar
Ces dépistages sont absolument nécessaires pour une bonne gestion sanitaire d’un rucher ; ils "dégraissent" la ruche et évitent la "casse" :
- acide oxalique par dégouttement,
- Amitraze sur lange,
- thymol avec Turbovar,
- poudrages : sucre glace, roténone, aà¯l, diatomée.

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